Concours

Samedi 9 juin 2007

Ya nous

 

Et tout au bout de la planète

Au fin fond fini des voyages

Approche un peu de ta navette

Et baisse un peu aussi tes phares

 

Car là tout près y a nous

                          Y a nous

 

Tu vois dans cette ville immense

Avec ses lumières qui clignotent

Mille mots qui n’ont aucun sens

Prends la rue qui est peu palote

 

Car là tout près y a nous

                          Y a nous

 

C’est sur, il est bien vieux le bar

Les carreaux sont sales et la porte

Grince quand tu la pousses car

La serrure faute d’huile est morte

 

Mais là tout près y a nous

                          Y a nous

 

J’attends une bière et ma guitare

Fais un silence à elle toute seule

Un mec joue aux dés au comptoir

Avec une tronche qui fait la gueule

 

Mais là tout près y a nous

                          Y a nous

 

Elle, elle est assise à une table

Elle me regarde de tout au fond

Dans la grande glace j’ai l’air coupable

Les amours viennent et puis s’en vont…

 

T’es v’nu trop tard

Depuis trop loin

T’as du retard

 l’temps moud son grain

T’es v’nu trop tard

On s’est quitté

C’est ça, tu r’pars

C’est ton idée….

 

 

Par blaufoué - Publié dans : chansons et poèmes rimés originaux sans musiques p
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Dimanche 8 avril 2007

Un peu de place, svp : une chanson pour se faire pas d'amis

 

Ca fait un siècle qu’ils nous promènent

Leur gueule leur voix toute la semaine

Radio télé cha  nson cinoche

Y en a qu’pour eux…et puis leurs mioches

 

Qui c’est le chien sur télé-poche ?*

 

Au nom du père et de la mère

Et du grand père de la grand-mère

Et du tonton ou du cousin

C’est les mêmes têtes qui changent de mains

 

Et le dimanche y a même un chien !*

 

J’ai pas dit qu’ils ont pas de d’talent

J’dis qu’ils sont là qu’ils prennent d’la place

quand la télé plonge dans les glands

faudrait qu’ils laissent un peu d’espace.

 

Sur le plateau un chien de race ?*

 

Et y a tous ceux  qu’on repère pas,

Sous des faux noms y en a qui s’cachent

Des voiles légers façon taffetas

Ou copains-copines sous des bâches

 

J’aime les chiens il faut que ça se sache*

 

Au ciné après le mot fin

J’ose plus r’garder  le générique

Ferait-on des  films juste afin

D’établir des codes génétiques ?

 

Et les chiens c’est télégénique*

 

Mais le pire c’est télé-pépère

Où l’on s’invite en famille

Autour des souv’nirs on se titille

Et y a même le chien de Drucker.

 

Et y a même le chien de Drucker*

 

Ca ressemble à un jeu d’7 familles

La télé a déjà le père

Pour compléter il faut la fille

Qui chante les chansons de la grand-mère.

 

Mais le chien est juste un joker*

 

*parlé

Les refrains sont balancés en chœur façon Gospel et sont de énumérations

 de noms de famille, vrais ou bidons,  et assimilés

Drucker, Castaldi, Arthur H, Mano Solo, Dominique A., Delerm , Bohringer, Chédid, Gainsbourg, Cassel,

Fautr faire plaisir à tout le monde….

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Dimanche 8 avril 2007

Regarde

 

Regarde cet homme qui passe

il a le coeur en brousse

tu vois que quoiqu'il fasse

verre de bière sous sa mousse

rafraichissent pas l'désert

 

Regarde cet homme qui passe

et son regard de pierre

l'oeil fixe du rapace

la main sur la rapière

retourne pas la terre

 

Regarde cet homme qui passe

dis toi qu'il a perdu

lorsque l'amour se casse

vraiment tout est foutu

passer seul sur la terre

 

Laisse cet homme qui passe

penser comme ça tout seul

le poisson dans sa nasse

ignore le pêcheur

et l'eau qui l'éclabousse

 

La fille qui l'a quitté

est au bout du chemin

coeur de feu, sein de pierre

à quel bout du destin

commence la misère

 

 

Regarde l'homme qui passe

 et regarde le bien

il est à marée basse

seul face aux vents marins

ce sera toi demain.

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Dimanche 8 avril 2007

La nuit des sirènes

 

 

 

On l’attendait tous, la nuit  des sirènes

Accoudés au bar du vieux port devant nos  bières

Quand elle est venue la nuit de sirènes

On a pris le chemin de la plage, vent arrière

 

 

Quand je l’ai vu devant moi, ma sirène,

Des écailles bleutées encore scintillant sur la peau

Comme figure de proue fendant l’eau

Je m’suis dit v'là d’un beau bateau la carène.

 

.

Nous nous sommes aimés de lunes en marées,

Elle était mon amante et j’étais son amant

Oui, de marées en lunes nous nous sommes aimés.

L’amour confondait avenir et présent.

 

Un  matin de plus, elle a dit il est temps

Que je reprenne le chemin de la vague ; pourtant

Je sais tu m’aimes encore mais vois-tu pas assez,

Las, l’océan m’appelle et l’amour est passé.

 

 

Une écaille bleutée renaissait sur sa cuisse

Et ses yeux reflétaient déjà d’autres rivages

Sa peau plus froide redevenait trop lisse.

Nous sommes descendus tous les deux sur la plage.

 

D’autres étaient là aussi regardant leur sirène

Sur un dernier baiser s’allongeant dans la  vague

Et disparaître aux flots. Le cœur ainsi s’élague

De ses rameaux meurtris. J’ai souri, oh, à peine,

 

 

Et reprit le chemin qui conduit à l’auberge

  j’attendrai encore la nuit des sirènes

Accoudé au bar devant une bière belge

Racontant aux copains mes amours et mes peines

 

Et quand elle reviendra la nuit de sirènes

On a prendra tous le chemin de la plage,

 vent arrière…

 

 

 

 

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Dimanche 18 mars 2007

Le break

 

 

En 45, c’est une moto qu’avait le grand père

Un blouson d’cuir et ma grand-mère assise derrière

Et puis 4 gosse : c’est une 2 cv pour toute la

Famille, on la poussait dans les côtes et puis hop là !

 

Pour le 5 ème , fallut change »r, la deux pattes était trop petite

Tous compressés comme du raisin sec dans un cake

Grand papa, et grand maman hésitaient

Et finirent par adopter une belle 203 break.

 

 

Break :

Chez nous c’est une habitude

On a des autos genre commerciales

Le look voiture sans solitude

La mode type charge maximale.

 

Moi quand j’étais le p’tit deuxième, notre voiture était tout’ petite

Genre mini boîte d’allumettes, pieds sur les phares

Deux portes autour de l’allume-cigarettes

Au 4ème gosse, on vit arriver un break.

 

Break :

Chez nous on trouve ça normal

On s’fout des bagnoles à la mode

Le genre coupé qu’ont les beaux mâles

Un break c’est vraiment plus commode.

 

On y fourre tout bagages et gosses, et les valises sur le toit

Les flics de loin nous repèrent et nous croient maghrébins

Ils nous arrêtent et sont surpris, on n’est pas ceux qu’ils croient

Papa sérieux tend ses papiers et nous on prend des airs malins.

 

 

Break :

Moi j’ai gardé cette habitude

De faire des chansons pour la grand-route

Au bout de deux strophes de solitude

J’prends ma guitare et  j’fais un break

 

Au bout de deux strophes de solitude

J’prends ma guitare et j’fais un break.

 

 

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