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chansons et poèmes rimés originaux sans musiques p

Vendredi 9 juin 2006

A l’OCCASION

 

 

A l’occasion,

Venez me voir

Je vous jouerai de la guitare

On ouvrira une ou deux bières

On pourra reparler d’hier,

Quand on était jeune,

Quand on était bien,

qu’on écoutait Brel,

et  qu’on avait pas faim,

 et que je jouais de la guitare

et que je chantais, à l’occasion…

 

A l’occasion, venez me voir,

On pourra noyer l’désespoir,

ce p’tit qui vient avec la poire,

et qu’on griffe de dérision

c’est très tendance, c’est l’occasion

On pourra parler de toutes les filles,

Qu’on a connues ou pas connues

Et puis reprendre toutes les billes

Perdues dans les récréations

Venez me voir à l’occasion

 

A l’occasion,

venez me voir

on parlera des jours anciens

quand on parlait haut

quand on parlait fort

quand on était bien

qu’on était égaux

et qu’on avait rien

et que je jouais de la guitare

tout en pleurant, à l’occasion

 

 

A  l’occasion, venez me voir

Jolies demoiselles d’un soir

Ce qui me reste est d’occasion,

Le moteur est mort

Mais les freins sont bons

C’est comme les ressorts,

ça sert encore de suspension…

 

En attendant, entre deux bières,

Si vous voulez que nous partions,

Vous serez mon hôtesse de l’air

Moi qui supporte pas l’avion,

je vous invite au départ,

sur mon canapé de stewart.

On peut s’aimer à l’occasion.

 

 

 

 

 

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Par blaufoué
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Vendredi 9 juin 2006

A quoi ça sert

 

Les couchers de soleil sur la mer

Où on reste l’œil vague

A regarder vaguement les vagues

Les nuages qui vont sans s’en faire

La voile d’un  bateau

Aigu comme une dague

L’oiseau plongeant dans tes yeux verts

Le ciel blanc comme de  l’eau

Ton regard muet appelant

Sans un mot

Sans une phrase..

 

A quoi ça sert la mer

A quoi ça sert le ciel

 

                                          Si on ne s’aime plus

 

Le fleuve qui se perd dans ses eaux

Branches noyées de l’arbre

Et l’avion qui se cabre

Son aile par dessus les roseaux

Ta main légère d’un oiseau

Mais rien, pas un  geste présent

Ton cœur ne bat plus que d’absent

Mais rien pas même un sentiment

 

A quoi ça sert le fleuve

A quoi ça sert l’oiseau

A quoi ça sert tout ça

                                   

                                          Si tu ne m’aimes plus

 

La grand’ville et ses trottoirs pavés

Le boulot, le shopping, la télé,

Qu’on écoute sans y faire attention,

Et les soirs l’absence de passion

Tous ces gestes qu’on suspend,

Qu’on guette, Qu’on attend,

Le coeur sec, temps présent ,

Les miroirs que j’ignore,

Le parfum, passe encore,

Ma nuit qui trouve ton corps,

 

A quoi ça sert

L’amour

A quoi ça sert l’amour      

                                           Si je ne t ‘aime plus

 

A quoi ça sert tes lèvres

A quoi ça sert , oh, nos fièvres

A quoi ça sert tout ça,

                                           Si on ne s’aime plus

 

 

 

 

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Par blaufoué
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Vendredi 9 juin 2006

                                                                                    Le hip hop

 

 

 

 

Le monde débloque

Sort ses défroques

Le temps du rock

Celui du folk

C’est plus l’époque

 

La chanson  a son coup de blues

Fille de l’urgence mais sans sa blouse

Sans rien dessous

T’as le cul nu

Et le triangle un peu obtus

 

                                                                       Heureusement tu hippes et tu hoppes

                                                                        Comme un hoquet, y a le hip hop

 

Fini le temps du

Houla hop,

Houlala mort,

plus de be-bop

 

La chanson  prend son coup de barre

Glissant  d’ Gainsbourg plus bas que Gainsbar

On s’retrouve seul sans étiquettes

C’est comme un Graal sans sa quéquette

 

                                                                        Heureusement tu briques et tu frottes

                                                                         Un bilboquet, y a le hip hop

 

 

Dico de rimes

Inspiration,

Et boîte à rythmes

Exaspération

 

La chanson comme dhiarrées verbales

Toute une boîte de suppo, un seul trou d’balle

M’sieur Plus de fric en cacahuètes

Y a même parfois de la trompette.

 

                                                                        Heureusement, tu vrilles, tu varloppes

                                                                        Ya encore de la danse qui s’trotte

                                                                         Ca tourne du cul, ça tournicotte

                                                                         Heureusement y  a le HIP HOP

 

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 9 juin 2006

 Chanteur de rue

 

 

Je s’rai jamais  chanteur de rue

A goualer des amours perdues

Des histoires d’vendeuses de crayons

De cœur comme ça dans des haillons

 

Je serai pas chantuer de rue,

D’abord c’est vrai j’ai pas la voix

Y faut d’la pêche, y faut du jus,

Ou avoir faim ou avoir froid

 

 

Personne du haut d’une impasse,

Me jett’ra une pièce de monnaie,

Dans nos grand’rues, y a plus la place

Et l’silence est plus c’qu’il était…

 

Alors faut qu’je m’fasse une raison,

Minettes des galeries commerciales

Matant les bottes et les blousons,

Le slip tendu à fond de cale

 

Ménagères faisant leur marché

Poussant caddy comme à la guerre,

 Droit devant jusqu’à la caissière

Galopin du rayon jouet

 

C’est bien moi que vous entendrez

quand j’s’rai chanteur d’hypermarché

 

Ma voix vous donnera confiance,

Les produits seront bons et beaux

Des promotions, un air de danse,

 L’euphorie vous gagne bientôt

 

 

Car j’suis dev’nu, oui j’suis dev’nu,

C’est bien moi que vous entendez,

Je suis chanteur d’hypermarché

 

 

Et même de supermarché, de galerie commerciale, de station lavage, de supérette, de salle de gare,……

 

 

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Vendredi 9 juin 2006

Assis au bord de mon cerveau

 

 

Assis au bord de mon cerveau

Je vois tout cela qui s’agite

Comme une  mer perdant ses eaux

Comme un océan qui s’effrite

Assis au bord de mon cerveau

 

Assis au bord de mon cerveau

Des femmes dansent et se dénudent

Quittant leurs voiles comme bateaux

Coulant du côté des Bermudes,

Assis au bord de mon cerveau

 

Assis au bord de mon cerveau,

Le voilà mon double moi-même,

Je reconnais sa tête de veau

Les matins des jours café-crème

Assis au bord de mon cerveau

 

Assis au bord de mon cerveau,

 viens donc si tu veux je t’invite

Ca vaut bien les prom’nades sur l’eau

De nos grand-pères impressionnistes

Assises au bord de mon cerveau

 

Assis au bord de mon cerveau

Tu verras curieux stratagème

Comment basculer sur le dos

Pour te montrer combien je t’aime

T’aimer au bord de mon cerveau

 

Couchés au bord de mon cerveau

Fumant la même cigarette

Nos corps perdus dans les coraux

D’une  île où s’endort la fête

Couchés au bord de mon cerveau

 

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Par blaufoué
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